Les chroniques de Liam

02 juin 2011

A mon amie Reine de Saba... bon vent ma douce

 

Magicien…

 

Il apparaît, il disparaît,
Mon ami, le chat magicien,
Silhouette qui ondule au jardin,
Dans la moiteur du moi de mai...

Indépendant, cet infidèle se glisse,
Dans la pénombre du foyer humain,
Ténébreux, comme la feuille il bruisse,
Feutré rayon de petit matin...

Jamais on ne le voit, toujours on le devine,
qui nous rejoint la nuit douce caresse féline,
Timide et exigeant dans la douceur du soir,
Charmant voleur d'amour, amant de bas trottoir...

A quand sa vie s'achève, et que vient le Moment,
De la séparation d'avec cet étonnant Lupin,
Sa présence discrète s'abîme brusquement,
Et de nos coeur s'écoule silencieux le chagrin...

 

Reine 2

 

 

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22 mai 2011

Les USA aiment les histoires de fesse...

Dans le pays de la Liberté et des extrêmes religieux, il ne fait pas bon avoir des histoires de fesse "non politiquement- correctes"...

Clinton, Eliot Spitzer, Guy Hart, et aujourd'hui Schwarzy lui-même en ont fait l'amère (mais si drôle) expérience, là où Mitterrand assumait répondant "Et alors ?" au journaliste qui tentait de le mettre en difficulté sur le sujet...

On rigole moins en ce qui concerne la désormais célèbre affaire affectant l'un de nos non-moins célèbre Homme Politique, j'ai nommé DSK...

Si la grivoiserie fait rire chez nous - et Dieu sait que la réputation de ce Mr n'est plus à faire sur le sujet - le viol lui n'est pas des questions qui nous font nous gausser...

 

Mais après avoir suivi, tout au long de la semaine, les rebondissements de cette affaires sur les différents sites et blogs qui en ont disserté, quelques interrogations me brûlent les lèvres :

 

1- DSK est il subitement devenu fou ?

Imaginer un homme politique de sa stature, à quelques semaines de la primaire de son parti pour les présidentielles, sortant à poil de sa salle de bain, aperçevant alors une (belle) paire de fesses, et subitement rendu fou par cette vision érotique, se jetant sauvagement (et toujours à poils) sur la porte pour la verrouiller, puis chargant tous étandards déployés, la porteuse de ces charmes irrésistibles à peine entraperçue pour la violer sans autre forme de procès m'apparaît... pour le moins risible !... il eut fallut qu'il soit pour le moins drogué, bourré, ou alors complètement fou... car un mâle trop insistant et lourd, pour en avoir rencontré quelques uns dans mon métier, ça se maîtrise au besoin d'une bonne baffe, au mieux d'une phrase sèche. je me laisse réfléchir là-dessus

2- Les chambres VIP du Sofitel sont- elles l'avenue des Champs Elysées ?

Un premier employé débarassant le petit déj porte entre-ouverte dans la plus grande ignorance de la présence d'une Autorité à poil dans la salle de bain, invite une deuxième femme de chambre à entrer sans autre forme de procès... il n'y a pas de contrôles informatiques de présence, au Sofitel ? J'ai comme un affreux doute...

3- Mais où était le service de sécurité ?

Les diplomates sont toujours suivis d'une équipe de 2 à 3 personnes pour les protéger et s'assurer de toute éventualité dans les pays qu'ils visitent, même hors de leur temps de travail. Imaginer le patron du FMI sans aucune protection rapprochée dans un hôtel ou les chambres ressemblent à des halls de gare, et dans un des pays les plus menaçés par le terrorisme... c'est pour le moins surprenant, surtout juste après la mort de l'ennemi public n°1 et la promesse de vengeance de ses sbires !

4- Le Summum : quand la police change sa version au gré des évènements...

Dans les films policiers auxquels nous ont tant habitués les producteurs d'Hollywood, c'est l'accusé qui change tout le temps de version pour s'en sortir dans ses incohérences, pas la police !

De l'heure du délit au récit du déroulé des opérations, de la présence à l'absence de caméras dans le couloir, de l'ignorance de l'identité du locataire à l'affichage d'un portrait dans les vestiaires, de la fuite à la non- fuite de l'accusé, tout n'a pas cessé de changer au gré des humeurs des policiers en charge de l'enquête et des changements d'informations apportés par les journalistes... comme professionnalisme on a fait mieux... on dirait un mauvais polar...

5- Une arrestation (très) rapide !

Et depuis quand arrêtte t'on un homme alors que la victime n'a pas (encore) porté plainte ? Celle là aussi elle est bien bonne ! Il semblerait à ce jour qu'aucune plainte de la victime n'ait été enregistrée : vraie ou fausse information, là franchement ça me scie : si c'est le cas, c'est énorme !

6- Le crédit de la théorie du complot...

Irlandais de Vincennes, Clearstream, Bettencourt, frégates de Taiwan, pas besoin de chercher loin, les exemples ne manquent pas pour montrer que mensonge, manipulations et dessous de table sont si ce n'est monnaie courante, en tous cas affaires fréquentes en politique. Et le coup de la porsche ne présumait rien de bon. Alors pourquoi disqualifier d'un geste du bras une théorie tout à fait valable...

 

Et ce d'autant plus dans le pays des procès à gogo (pour un café renversé, une frite sur le perron, un chat dans le micro-onde, tout sujet peu rapporter gros) et des livres à grand tirage.

La participation d'une personne peu argentée voir pauvre à ce genre de coup dans le but de récupérer quelques millions de dollars n'apparaît pas comme une explication si invraisemblable que cela, moins invraisemblable en tous cas qu'un homme politique se jetant porte entre-ouverte et à oualpé sur une malheureuse victime à peine entrevue dans la luxueuse suite non protégée d'un palace américain...

 

Alors, aurons nous le "fin" mot de l'histoire DSK et quel sera le mot de la "fin" ?

 

Il est fort peu probable qu'on connaisse un jour la vérité de ce qui s'est vraiment passé ce jour-là. Les grandes manoeuvres ont commencé, et nous n'en seront pas, pauvres citoyens sans envergure que nous sommes...

Mais en substance je dirais que notre célèbre amateur de femmes aurait dû se douter que c'est à la ceinture que le blesserait le bât... et garder ses attributs virils dans son pantalon !

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02 mai 2011

Rencontre...

Rencontre...

Dans l'’écrin de lumière de la lune qui luit,
J'’ai fais un rêve…
J’'avançais, seule, dans un désert. La pluie
Ondoyait, frissonnant sur la grève…

Unique le sentier de mes empreintes allait,
Dans le sein de mon coeur le silence résonnait…

Le soleil du matin, dissipe les angoisses,
Dont la naissance éloigne le voile de la pluie,
Et sa chaleur enfin me révèle l’espace,
Eteignant du coup les craintes de la nuit.

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Continue néanmoins ma route solitaire, 
Qui marque dans mon cœur une mélancolie, 
De mes yeux le faisceau reste entier à la terre, 
Car il n’y a plus rien qui emplisse ma vie…

Soudain un frôlement envahit mon espace, 
Une forme se dessine au milieu des nuées, 
Qu’enroule la chaleur qui monte de la trace, 
Indécise, et fragile, au sein de la buée…

Fantôme imprécis, qui croise mon chemin, 
Quel être passe ici, au creux de mon destin ? 
Bonne ou mauvaise rencontre, mon cœur s’est serré, 
L’expérience démontre, et de tout me défier…

Le contour se précise, il se meut, il avance, 
Et dans le ciel de fer, peu à peu me dessine, 
Une ombre délétère, qui s’enroule et qui danse…

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      La lumière se fait bleue, et il approche encore,
Créant d’un seul élan, une curiosité,
Qui comme d’un violon les cordes fait vibrer
Toutes l’une après l’autre, les courbes de mon corps

Dans la lueur infime Elle apparaît enfin,
Silhouette à la fois imposante et légère,
Flottant comme un oiseau est posé sur les airs
Aux ondes imperceptibles, éthérées, du matin…

Qui aurait cru penser qu’un jour d’un rottweiler,
Ma sombre route eut pu au croisé des chagrins,
Regagner de l’espoir, les tortueux chemins,
Guidée par sa foulée à l’amble extraordinaire ?

Le monde des Humains a fait réputation
A ce chien dont le cœur mérite le respect,
Comme à moi la rumeur a tendu ses filets,
Faisant, pour toute deux, de la foule, une prison…

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Etrangement nos pas sereinement s’approchent 
Comme si le destin d’un ordre inévitable, 
Traçait secrètement nos chemins dans le sable, 
Afin de réunir l’une et l’autre sans accroche.

Mon cœur s’allégeait de ses sombres tourments 
Tandis qu’à ses cotés, m’en allait cheminant, 
Me sentant à la fois, la plus fière et si humble 
Devant sa majesté, son courage et sa fringue…

De sa foulée puissante, elle couvrait le chemin, 
Laissant s’amenuiser le passé au lointain 
Et nous allions ensemble, mêlant nos deux haleines 
Franchissant aisément, les rochers et la plaine…

Ainsi accompagnée par cette amie si douce, 
Dont l’ombre formidable assurait bien ma course, 
Je ne craignais plus tant les murmures des ladres, 
Tant sa force surpassait les plus solides marbres…

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Mais c’était oublier combien la vie injuste, 
Se hâte de reprendre le moindre des cadeaux, 
Un matin difficile en inclinant le buste, 
Je vis que s’éloignait, de sa foulée le sceau.

Et malgré l’étendue de mon aide, mes efforts, 
Son puissant mouvement éprouvé de fourbure, 
Sur la dune plus légère se faisait son allure, 
Peu à peu Elle partait, sereine, vers son port…

 

Malia toi mon amie, ma sœur, mon chagrin, 
Tu t’en vas rejoignant, Irun, le premier chien, 
Dis lui que de mon frère je n’ai rien oublié 
Que dans mon cœur deux flammes continuent de brûler…

Ce soir au firmament une nouvelle étoile, 
Déchirant de la nuit la douleur et le voile, 
D’un seul mouvement vers les cieux est montée, 
Et son immense éclat éteint l’obscurité.

A Malia mon Amie, ma compagne, ma soeur. 
Qui a su m’enseigner patience et douceur, 
La force, le courage qui jamais ne pâlit, 

La droiture du cœur, et n’a jamais faillit...  

 

Liam

Posté par Liam-Aweittlore à 15:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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